Il ne vous aura pas échappé qu’ aujourd’hui plus que jamais il nous faut défendre nos repères culturels fondamentaux, de façon urgente et éblouissante.
Pendant 10 jours, du vendredi 4 juillet au lundi 14 juillet, les metteurs en scènes invités travailleront avec vous à construire des « objets de théâtre politique » qui seront joués lors du Rassemblement théâtral les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 juillet, au Palais du Littoral, à Grande Synthe (59).
Le Manifeste c’est un espace collectif riche en possibles, une enclave de l’utopie dans le quotidien aride. Un conseil d’amie : Si vous voulez vous inscrire faites vite, il n’y en aura pas pour tout le monde !
Si vous ne savez pas dans quel atelier vous inscrire, choisissez au hasard, il ne peut vous arriver que du bien !
Les ateliers du Manifeste sont ouverts à tous,
aux amateurs, aux professionnels, à toutes celles et ceux qui n’ont encore jamais mis les pieds dans un théâtre, aux jeunes, aux vieux, aux riches, aux pauvres, aux boiteux, aux bien portants, aux homos, aux sapiens, aux croyants, aux infidèles, aux hétéros, aux fonctionnaires, aux ni putes ni soumises, aux enfants, aux grincheux, aux joyeux, aux Atchoums, aux bobos, aux bling-bling, aux babas, aux quidam, aux poètes, aux retraités, aux corses, aux ch’tis,
et ce, quelque soit leur/votre nationalité.
Bref, vous vous reconnaîtrez bien quelque part : Le théâtre, c’est le miroir de l’humanité, venez donc faire une photo de famille avec nous.
Venez goûter au théâtre et à sa liberté d’expression, c’est rare et pas cher, non polluant et inépuisable !
Brigitte MOUNIER
Un corps, ça pense. Et sa pensée peut s’imposer à l’esprit. Voici l’hypothèse de cet atelier, qui veut traiter de la manière dont on pense son corps et le corps des autres, à travers son corps, justement. A partir de situations où l’on dénude son corps devant d’autres sans qu’il y ait pour autant de sous-entendus sexuels (à l’hôpital, dans un vestiaire, à la plage, dans les loges d’un théâtre…), on travaillera de manière parallèle sur : la tenue du corps devant l’autre ; le regard du corps sur l’autre ; l’interaction entre ces corps ; et les pensées qui viennent à l’esprit dans ces corps, en les rendant audibles : le désir, le dégoût, la honte, l’envie, l’appétit, la douleur, le malaise, la force, la gloire, le trouble... Il s’agira de travailler la tenue, le poids et la précision du corps dans l’espace de jeu ; il s’agira de travailler l’énoncé de la pensée, dans son aspect le plus informe, le plus informulé, par l’écriture et l’expression orale. Il s’agira de pudeur, de sexe, de mort, de modèles, de fantasmes, de tripes, d’image de soi et d’image de l’autre. Il s’agira, enfin, de la manière dont le privé est public, dont l’intime est politique. Les limites de chacun en termes de pudeur seront respectées, sachant que le but de cet atelier est aussi de chercher ces limites. Il n’est pas nécessaire d’avoir un savoir théâtral, et si l’on en a un, il vaut mieux l’oublier. Les premiers jours verront le groupe en commun dans un travail de recherche avec Antoine Pickels qui sera ensuite rejoint par deux comédiens, Christophe Garcia et Cédric Lenoir, ce qui permettra un travail individuel plus approfondi. Les derniers jours verront la mise en commun des expériences dans un contexte global, présenté publiquement.
Ce workshop sera centré sur la manipulation des corps...tantôt dominants, tantôt dominés et plus particulièrement sur la transformation d´un individu en stars! Nous allons utiliser un dispositif très simple qui consiste à transformer des «spectateurs» en acteurs principaux pour souligner une particularité africaine et plus précisément congolaise qui veut que l´on puisse faire du jour au lendemain d´un caporal un maréchal, et d´un athée un révérend. C´est une allusion directe au destin du jeune Joseph Kabila qui, suite à la mort de son père, devient président autoproclamé de la République Démocratique du Congo. Nous allons réfléchir autour du processus de création : comment articuler une écriture chorégraphique où l´engagement physique (le corps, le geste) et le théâtre (la parole, le texte) se côtoient. Nous suivrons deux étapes de recherches, d´une part exercices et phrases chorégraphiques proposées par démonstration et d´autre part des sessions d´improvisation permettant à chacun de puiser dans son expérience personnelle. Cet atelier est ouvert à tous.
Dans une situation théâtrale déjà établie : (la rencontre entre Sylvio Akiyoshi, PDG d’une multinationale du jouet, et la mère de Jordan, femme de ménage au siège de la même multinationale), les participants vont construire l’environnement sonore et plastic de cet univers. A partir des principes utilisés dans la musique contemporaine vocale du XXème siècle (musique aléatoire, musique concrète), les participants construiront des « tapis et paysages sonores », jeux de voix collectifs, dessins rythmiques, ronde des sons. Il faudra aussi s’impliquer physiquement pour investir un lieu immense, inventer les comportements d’un groupe de Sapiens Sapiens génétiquement modifié et la transhumance d’une bande de Pockets Monsters en pleine évolution. Cet atelier s’adresse à tous ceux qui ont besoin et envie de débrider leur énergie dans la création en 3 dimensions, même si vous ne connaissez pas du tout la musique et n’avez aucune expérience de chanteur ni de danseur et même si le théâtre musical vous est parfaitement inconnu. Inutile aussi de connaître l’univers des jeux en ligne, mais ça peut servir. Pendant les premiers jours le principe d’improvisation sera la base de notre recherche. Les qualités et talents de chacun pourront trouver une place individuelle ou se fondre dans le groupe. Petit à petit, Nadège de Kersabiec construira une nouvelle partition sonore où chacun trouvera sa voix et Brigitte Mounier vous accompagnera pour mettre en espace la théâtralité de l’ensemble.
Pierre et jean-maurice boudeulle de la r’vue de théâtre de l’aventure proposent un travail d’Expression et de réaction artistique urgente et citoyenne, sur les évènements, les réalités ecologique, sociale, politique, économique, locale et internationale. Après quelques heures de mise en confiance, les stagiaires, auront à choisir des sujets les préoccupant, à se documenter, et à mettre en jeu, en scène, en espace leurs illustrations. Différents arts du spectacle vivant seront mis nécessairement à contribution : écriture, déclamation, interprétation, mouvement, marionnettes, choeurs parlés... Objectifs: rendre le banal, l’ ordinaire extraordinaire, insupportable ou merveilleux (selon le cas). Créer des liens supplémentaires entre le manifeste et les habitants : les meilleurs tableaux, scènes réalisés seront très vite quotidiennement présentés en public, dans des associations, des les cours d’immeubles, sur les parvis, au marché...musiciens, bricoleurs bienvenus.
L’ atelier voix du matin, dirigé par Nadège de Kersabiec, proposera trois objectifs :
Découvrir la musique vocale du XXème siècle à travers des extraits d’oeuvres et créer ensuite une pièce collective inédite ! Travailler autour des «récitations» d’Aperghis et les restituer. Monter des extraits d’oeuvres de Ligeti, Stockhausen, Reibel. Aucune disposition vocale n’est indispensable mais les chanteurs sont les bienvenus.... La composition de cet atelier sera chantée en public le dernier jour du stage.
14h : accueil
15h-18H : ateliers
20h : repas
20h30-22h30 : ateliers
10h-12H : atelier du matin
14h-18H : ateliers
20h : repas
20H30-22H30 : ateliers
10h-12H : atelier du matin
18h : representations des ateliers
19h : débats
20h : cantine du monde
21h30 : représentations des
metteurs en scène invités
10H-12H : Reunion de bilan
12H : repas
départ
Les Ateliers du Manifeste sont gratuits pour les habitants :
de Grande-Synthe et des villes de la Communauté Urbaine de Dunkerque.
Pour les exterieurs, les Ateliers du Manifeste sont accessibles au tarif de 70 euros pour toute la période, comprenant également les repas du soir et les entrées aux spectacles du Manifeste.
Le repas du soir est gratuit pour tous les participants.
Une participation de 5 euros est demandée pour les repas du midi. Les participants géographiquement éloignés peuvent être hébergés gratuitement à la ferme Codron de Grande-Synthe (Dans la limite des places disponibles).
Contact pour inscription :
Magalie Thévenon
Tél : +33 (0) 3 28 21 02 66
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