LE MANIFESTE 2008

Rassemblement international pour un Théâtre motivé

Le ManifesteLes AteliersLes AgitateursLes 11, 12 et 13 Juillet 2008 PhotosContact Liens

Le Rassemblement

les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13  juillet.

Il faut, aujourd’hui plus que jamais, et de façon urgente et éblouissante, défendre nos repères culturels fondamentaux.
Pour contrecarrer la désertification intellectuelle croissante et pour lutter contre le prêt-à-porter de la pensée unique et la culture de masse, nous avons inventé depuis 5 ans « Le Manifeste, Rassemblement International pour un Théâtre Motivé ».

Pendant 10 jours, du vendredi 4 juillet au lundi 14 juillet, les metteurs en scènes invités travaillent avec la population à construire des « objets de théâtre politique » qui sont joués lors du rassemblement les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 juillet au Palais du Littoral à Grande-Synthe (59).

Durant ces 3 jours se succèderont débats et spectacles qui mettent en scène et explorent les tabous de notre société. Dans cette 5ème édition nous y traiterons de l’homosexualité, de Joseph Kabila et de l’entrisme des entreprises dans l’Education Nationale, et du goût de l’homme pour la destruction.

Bref, rangez vos idées toutes faites, ça va décoiffer !

Sur place, pour se requinquer : cantine, buvette et une librairie sur mesure.
Le Manifeste c’est une enclave de l’utopie dans un quotidien formaté à des valeurs imposées.
Le Manifeste c’est un espace collectif riche en possibles et qui encourage la résistance à ce qui pétrifie l’intelligence.

Venez goûter au théâtre à la liberté d’expression, c’est rare et pas cher, non polluant et inépuisable !

Brigitte Mounier.

Vendredi 11 juillet

Palais du Littoral Grande-Synthe.

 

Vendredi 16

 

17h30 Ouverture du Manifeste
Ouverture de la librairie et de la buvette.

18H00 Représentation de l’atelier «Des corps pensifs»
dirigé par Antoine Pickel

Un corps, ça pense. Et sa pensée peut s’imposer à l’esprit. Voici l’hypothèse de cette représentation, qui veut traiter de la manière dont on pense son corps et le corps des autres, à travers son corps, justement. A partir de situations où l’on dénude son corps devant d’autres sans qu’il y ait pour autant de sous-entendus sexuels (à l’hôpital, dans un vestiaire, à la plage, dans les loges d’un théâtre…), La tenue du corps devant l’autre ; le regard sur le corps de l’autre; l’interaction entre ces corps ; et les pensées qui viennent à l’esprit dans ces corps, en les rendant audibles : le désir, le dégoût, la honte, l’envie, l’appétit, la douleur, le malaise, la force, la gloire, le trouble…

19h00 Débat : « Sexe et Citoyenneté »
animé par Sandrine Verstavel, directrice de l'Egide, Maison des associations lesbiennes,
gays, bi et trans.

Où en est-on de la liberté sexuelle dans notre démocratie aujourd’hui ?

fleche Quelques mots sur Sandrine Verstavel

20h00 Repas : Fromages d’Europe et vins français et italiens

21h30 Spectacle « In Nomine »
Mise en scène par Antoine Pickels
avec : Christophe Garcia et Cédric Lenoir

Un père entame le récit de la mort de son fils, survenue une nuit dans un parc suite à une agression homophobe. Un soir, dans ce même parc, à la recherche des traces de son fils, il rencontre deux hommes qu’il prend pour ses meurtriers. Il découvre alors en lui une attirance pour ces corps masculins, mais il prend la fuite... Cette question de la nomination est au centre de « In Nomine ». Aujourd’hui Antoine Pickels pose un discours critique « de l’intérieur » sur les codes et les modes de vie homosexuels.
In Nomine a reçu le Prix du théâtre 2005 (meilleur auteur) décerné par la critique belge.

fleche Quelques mots sur Antoine Pickels

23h00 Rencontre avec les artistes et les invités

Samedi 12 Juillet

Palais du Littoral Grande-Synthe.

 

Samedi 12 Juillet 2008

 

18H00 Représentation de l’atelier «Je suis la Lumière… Non votre Lumière»
dirigé par Elisabeth Bakambamba Tambwe

Le spectacle sera centré sur la manipulation des corps... tantôt dominants, tantôt dominés et plus particulièrement sur la transformation d´un individu en star ! Nous allons utiliser un dispositif très simple qui consiste à transformer des spectateurs en acteurs principaux pour souligner une particularité africaine, et plus précisément congolaise, qui veut que l´on puisse faire du jour au lendemain d´un caporal un maréchal, et d´un athée un révérend. C´est une allusion directe au destin du jeune Joseph Kabila qui, suite à la mort de son père, devient président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo.

19h00 Débat : « Afrique, Trafic, Fric »
avec Colette Braeckman, journaliste au quotidien le soir (Bruxelles).

Chargée de l’actualité africaine pour le Soir et le monde diplomatique, Colette Breakman détient les informations que certaines entreprises européennes préféreraient qu’elle taise.

fleche Quelques mots sur Colette Braeckman

20h00 Repas africain.

21h30 Spectacle « Concerto pour corps bruyants ».
Mise en scène et Chorégraphie de Elisabeth Bakambamba Tambwe.
Avec Sandra Moens, Jessica Leborgne, Bilé Ernest N’Draman, Ener Tambwe.

Comment l’un des plus vastes pays africains, la République Démocratique du Congo, après plusieurs années de dictatures, entretenues par les figures pseudo-paternalistes de ses divers dirigeants, peut-il se relever du marasme économique dans lequel on l’a plongé ? Vaste question. Surtout que l’argent n’est pas seul à manquer. L’individualisme exacerbé lié aux conditions extrêmes de vie, voire de survie, et l’impossible espoir de se projeter vers un avenir meilleur ont fait disparaître le ciment qui jusque là, tant bien que mal soudait toute une
population.

fleche Quelques mots sur Elisabeth Bakambamba Tambwe

23h00 Rencontre avec les artistes et les invités

Dimanche 13 juillet

Palais du Littoral Grande-Synthe.

 

 

16H30 Café-Concert
dirigé par Nadège de Kersabiec.

Au travers des extraits d'oeuvre de Ligeti, Stockhausen, Reibel, Nadège de Kersabiec et ses
participants donneront à entendre une pièce collective inédite ! Une première mondiale…

fleche Quelques mots sur Nadège de Kersabiec

18h00 Représentation de « Fantaisie économique et mucicale pour Pokémon, Jordan, sa mère et l’éducation nationale ».
d’après « Le Dirigeant » de Jean Charles Massera (éditions La découverte)
Mise en Scène : Brigitte Mounier.
Avec Céline Brunelle, Cyril Brisse et les Pockets Monsters.
Atelier dirigé et mise en scène par Brigitte Mounier.

C’est la rencontre entre le PDG d’une multinationale de fabrication de pockets monsters, créatures magiques, et une mère de famille, en l’occurrence femme de ménage dans l’un des grands centres de distribution du jouet. La mère tente d’expliquer au PDG les difficultés que la maîtresse d’école de son fils Jordan lui a exposées. A savoir : les difficultés de Jordan pour la lecture et son peu de concentration et d’intérêt pour la classe. Le fabricant lui oppose les arguments positifs de la créativité du monde imaginaire des enfants et des ados et la marge financière que cet imaginaire peut, doit et va dégager sur le marché croissant des figurines magiques.

fleche Quelques mots sur Brigitte Mounier

19h00 Débat « De l’enfant roi à l’enfant proie »
avec François Brune (Acrimed - le monde diplomatique )

D’un côté de la planète les enfants produisent, de l’autre ils consomment.
Les multinationales ont décidément tout prévu...

fleche Quelques mots sur François Brune

20h00 Repas : Fruits des mers du Nord arrosés d’écume des jours (bien sec).

21h30 Spectacle : « Bloody Niggers ! » de Dorcy Rugamba.
Conception et adaptation : Younouss Diallo.
Mise en scène : Jacques Delcuvellerie.
Réalisation musicale : Pierre Etienne.

dimanche

Sur une scène ouverte, trois acteurs investissent le terrain politique comme on entre dans une bagarre. En prenant position. En toisant l’adversaire. En distribuant des coups !
Dans les querelles en cours sur le rôle positif de la colonisation, il s’agit de faire entendre la voix forte et sans concessions des « bâtards » nés du mariage forcé entre les anciens colons et leurs anciens administrés.
Au nom de quoi un peuple se permet-il de disposer d’un autre ?
Par ailleurs : qu’ont fait les Africains de quarante ans d’indépendance ?
Le terme « Bloody Niggers » n’est pas ici utilisé pour désigner une « race » particulière mais une communauté de destins. Il s’agit de tous ceux qui, un jour ou l’autre, furent considérés comme une humanité mineure et traités comme tels.
Ce spectacle, basé avant tout sur l’oralité, utilise tous les moyens d’expression que permet le théâtre, de la musique à la vidéo, du jeu à la danse, de la parole au chant.

Ce qu’en a dit la Presse…
Rue du théâtre : « Les damnés de la terre prennent la parole ».
Le Soir : « Avec Bloody Niggers! le Groupov se radicalise encore… Jacques Delcuvellerie entendait démontrer que la part barbare de l’Europe n’est jamais accidentelle. Il y réussit de façon vertigineuse, avec une création qui dépasse les enjeux traditionnels du théâtre ».
Evene.fr : « Voilà du théâtre brut et frontal comme la vie sait l'être. Voilà du théâtre radical et nécessaire, comme l'aime le metteur en scène belge, Jacques Delcuvellerie »

fleche Quelques mots sur Dorcy Rugamba

fleche Quelques mots sur Jacques Delcuvellerie

23h00 Rencontre avec les artistes et les invités.

Pendant les 3 jours du Manifeste

Exposition des oeuvres de Philippe Jonneskindt.

JonneskindtDepuis quelques années, le travail pictural de Philippe Jonneskindt se définit par une réflexion inspirée d’événements réels, liés à l’actualité mondiale. C’est donc l’intensité émotionnelle de l’événement qui dicte le choix de son sujet. Très souvent le thème abordé se décline de façon sérielle. La répétition permet une exploration plastique qui régulièrement déborde du thème initial et enrichit ainsi sa lecture.
Ces prises de position se poursuivent aujourd’hui par l’utilisation de la vidéo. Cette technique apporte une complémentarité et surtout une possibilité de réactivité quasi-immédiate.

Dans tous les régimes l’art a été ressenti avec méfiance, lié à son aspect subversif. L’artiste aujourd’hui est un témoin, un homme libre qui décortique les concepts de fonctionnement du monde et de l’homme afin d’y apporter sa modeste analyse. Artiste c’est ne pas se taire, c’est
s’engager, peut-être résister !

Dimanche 13 après-midi : Philippe Jonneskindt dédicacera une série d’affiche tirée pour l’occasion !

 

Partout, tout le temps et en tous lieux: Les Ré-acteurs! du Manifeste

 

les reacteurs du manifeste

 

Interventions dirigées par Jean Maurice Boudeulle & Pierre Boudeulle
Du 4 juillet au 14 juillet 2008, 14h-18h / 20h30-22h30

Les interventions du groupe les Re-acteurs ponctueront à de nombreuses reprises les 3 journées du Manifeste dans tous les lieux publics de la Ville, marché, Mairie, médiathèque, place, et bien sûr au Palais du Littoral.

Il s’agit d’un théâtre d’intervention dans la pure ligné de l’ « Agit -prop » et du Living Theater.
Un travail d’expression et de réaction artistique urgente et citoyenne, sur les évènements, les réalités écologique, sociale, politique, économique, locale et internationale, avec les différents arts du spectacle vivant: chant, marionnettes, choeurs parlés... Dans différents lieux de la ville ils vont créer des liens entre le Manifeste et les habitants.

les re acteurs du Manifeste

fleche Quelques mots sur Jean Maurice Boudeulle

fleche Quelques mots sur Pierre Boudeulle

Pendant toute la durée du Manifeste:


La librairie

Ouverture d’un point librairie, au Palais du Littoral, en partenariat avec le Marais du Livre de Hazebrouck et la librairie théâtrale Dialogue Théâtre de Lille.

La buvette

Vous n’y trouverez ni Coca ni Fanta mais des jus de fruits, bières , sirops et café de petits producteurs locaux.

La cantine

Pour 5 € vous mangerez une cuisine du monde goûteuse et inventive.

 

Les tarifs

Entrée à la journée : 7 € (tarif plein) 4 € (tarif réduit*)
Pass pour les 3 jours : 15 € (tarif plein)
Offert à tous les bénéficiaires de la carte culture.

*demandeurs d’emploi, étudiants, groupes de plus de 10 personnes, abonnés du Palais
du Littoral, adhérents de la Compagnie des Mers du Nord.

Repas : 5 €

 

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